Cogitatum



Jinn, Génie, mythe, réalité ?

Définition du terme

 

Le Jinn, nom commun invariable en genre et en nom. Cela veut dire que les expressions « jennouns » ou « jinns » ou « Djinn » ou « Djinns » sont fausses. Le Jinn est une entité très intelligente, extraordinaire et en même temps terrifiante. Des renseignements importants sont donnés en exclusivité par le Coran.  Il s’agit d’un scoop !

 

Mais avant d’analyser les caractéristiques du Jinn ou jinniens que seule la Science peut appréhender, il convient de faire appel à l’Histoire et de voir comment à travers les âges les peuples antiques et les sociétés anciennes concevaient ces entités invisibles.


Il n'existe pas de mythologie en Islam

 

Les spécialistes et les historiens des religions et notamment de l’Islam définissent les Jinn [1] comme étant des esprits ou des démons inférieurs aux anges. Ils se réfèrent pour cela à un folklore et une mythologie qu’ils qualifient d’islamique. Les lacunes intellectuelles de ces spécialistes servent les desseins de l’ignorance. Car s’ils étaient pourvus de clairvoyance et étaient donc moins incultes, ils pourraient s’apercevoir qu’il n’existe aucun folklore, ni aucune mythologie en Islam.

 

Il s’agit en réalité d’un folklore arabo-persan qui s’inspire des données communiquées sur les Jinn par le Qour’ãn [Coran], mais qui n’a rien à voir avec l’Islam. Certains points concordent donc avec la réalité, mais d’autres sont purement imaginatifs.

 

Dans cet imaginaire, les Jinn, constitués d'air ou de feu, se transforment en homme ou en animal et sont bons ou méchants. Les Jinn vivent dans l'air, les flammes, sous la terre et dans des objets inanimés comme les rochers et les arbres. Ils ressemblent par certains côtés, aux humains, ayant les mêmes exigences corporelles, -ils se nourrissent, se reproduisent et meurent-, bien que vivant plus longtemps.

 

Dans son ouvrage, E. Royston Pike [2] mentionne les Jinn. Il les analyse comme étant, dans la mythologie musulmane, des êtres surnaturels, qui auraient la faculté de se faire voir sous des formes animales [serpents, chiens, chats, etc.] ou sous une forme humaine. Les uns sont favorables et ils sont alors d’une grande beauté, les autres mauvais et ils sont d’une laideur effrayante. Ils ont des corps éthérés [vaporeux], mangent et boivent, ont des relations sexuelles et peuvent engendrer. Ils peuvent même s’accoupler avec des femmes humaines et les enfants qui en résultent ont un caractère double. Les Jinn sont des esprits taquins châtiant les hommes qui leur font du mal, même involontairement. De ce fait, les accidents et les maladies leur sont imputés. Les plus puissants Jinn maléfiques sont les Marîds, les Ifrit n’étant pas aussi diaboliques. Néanmoins, en les connaissant bien, les hommes peuvent les contrôler à leur avantage. Populaires dans ce folklore arabo-persan, les Jinn sont plus connus en Occident sous le nom de génies, comme par exemple dans les Contes des Mille et Une Nuits [Aladin et le Génie de la lampe merveilleuse].

 

Le génie des Romains 

 

Dans la mythologie romaine, le génie désigne l’esprit qui réside en l’homme et auquel l’individu doit sa virilité, son pouvoir génésique exercé dans le lit nuptial. Le génie est le protecteur ou le gardien. Chaque individu, chaque famille et chaque cité a son propre génie auquel est consacré un culte particulier parmi les dieux du foyer. On pensait alors, qu'il procurait succès et puissance intellectuelle à ceux qui l'honoraient. C’est pourquoi ce terme en est venu à définir une personne aux capacités intellectuelles inhabituelles. En art, le génie d'une personne est généralement symbolisé par un jeune homme ailé, alors que celui d'un lieu, l’est par un serpent.

 

Les Jinn sont des créatures qui n’existent pas dans la pensée, la littérature et la théologie judéo-chrétiennes. On les rapproche parfois des esprits, des démons ou autres créatures surnaturelles, mais la réalité est tout autre. Pour les Occidentaux, les textes du Qour’ãn [Coran] ne font pas partis de leur culture, ni de leur curiosité intellectuelle, donc ils ne peuvent saisir leur sens réel. Dès lors, ils ne peuvent concevoir les idées et les notions qui s’y rapportent. Cet état de fait est tout aussi valable pour ceux qui se revendiquent de l’Islam et qui usurpent l’Islam en ayant la prétention de mettre en valeur le contenu qour’ãnique [coranique] !



[1] Jinn est un mot invariable en genre et en nombre. Ce terme englobe aussi la notion de collectif, que l’on pourrait traduire par le genre jinnien à l’instar du genre humain [al-insāniyat].

[2] E. Royston Pike, « Dictionnaire des Religions »

 

Posté le 14/06/2012