Cogitatum



Sujet de philo : « A la lecture des textes ci-dessous qu’en déduisez-vous ? »

C.F. Volney écrit: « La preuve [affirmée par un théologien catholique], que la religion de Mahomet n’est pas révélée, c’est que la plupart des idées qui en sont à la base existaient longtemps avant elle, et qu’elle n’est qu’un mélange confus de vérités altérées de notre sainte religion et de celle des Juifs, qu’un homme ambitieux a fait servir à ses projets de domination et à ses vues mondaines. Parcourez son livre ; vous n’y trouverez que des histoires de la bible et de l’Evangile, travesties en contes absurdes, et du reste un tissu de déclamations contradictoires et vagues, de préceptes ridicules ou dangereux ». 

Il[1] écrit encore « : « La lecture des livres grecs, suscita parmi les Arabes un esprit de discussion et de controverse, jusqu’alors étranger à leur ignorance. Les effets en furent tels que l’on devait les attendre ; c’est à dire, que raisonnant sur des matières qui n’étaient susceptibles d’aucune démonstration, et se guidant par les principes abstraits d’une logique inintelligible, ils se partagèrent en une foule d’opinions et de sectes ».

L’auteur rajoute : « [] pillard plutôt que guerrier, l‘Arabe n’a point un courage sanguinaire ».

 

Le courant littéraire, culturel et artistique européen cheminant à travers le sillage des Lumières caractérise une école qui affirme être porteur d’une âme ouverte au lointain, à l'inconnu et étant dans son essence, réflexion et recherche de la vérité. Le courant intellectuel caractérisant ces auteurs demeure paradoxal.

 

M.J. marquis de Condorcet[2] [1743-1794], philosophe, mathématicien, académicien [1782] et homme politique français s’inscrit dans le courant intellectuel des Lumières. Son œuvre majeure, expose une théorie en vertu de laquelle le processus d'émancipation du genre humain, composé de neuf stades successifs, débute par la Réforme et l'invention de la presse et atteint son apogée dans la Révolution. La décadence et le retour à la barbarie continuent cependant à menacer l'humanité si le savoir est détenu par une caste fermée, car seule la diffusion des connaissances scientifiques lui permet d'accéder au stade supérieur du progrès.

L’auteur[3] émet son « analyse » : « J’exposerai comment la religion de Mahomet, la plus simple dans ses dogmes, la moins absurde dans ses pratiques, la plus tolérante dans ses principes, a condamné à l’esclavage et à une incurable stupidité, toute cette vaste portion de la terre où elle a étendu son empire ».

 

A. de Vigny[4] [1797-1863], poète, romancier et auteur dramatique français, il plaça au centre de sa poésie le symbole de toutes les vertus, représenté par la figure du paria : le soldat, le noble ou le poète.

Il[5] affirme : « Si l’on préfère la vie à la mort, on doit préférer la civilisation à la barbarie. Nulle peuplade dorénavant n’aura le droit de rester barbare à côté des nations civilisées. L’Islamisme est le culte le plus immobile et le plus obstiné, il faut bien que les peuples qui le professent périssent s’ils ne changent de culte ».

 

J.E. Renan[6] proclame que les libéraux qui défendent l’Islam ne le connaissent pas : « L’Islam, c’est l’union indiscernable du spirituel et du temporel, c’est le règne d’un dogme, c’est la chaîne la plus lourde que l’humanité ait jamais porté ».



[1] C. Volney, « Voyage en Egypte et en Syrie »

[2] M.J. Condorcet, «Tableau général de la science qui a pour objet l'application du calcul aux sciences politiques et morales »

[3] M.J. Condorcet, « Esquisse d'un tableau historique des progrès de l'esprit humain »

[4] A. de Vigny, « Poèmes antiques et modernes en 1826 » - « Moïse »

[5]A. de Vigny, « Journal d’un poète »

[6] J.E. Renan, « Histoire des origines du christianisme [L’Islamisme et la Science ] »

 

 

Posté le 07/06/2012